Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Michèle PEDINIELLI

Editions de l'Aube

11,00
6 janvier 2022

migrants, Nice, policier

J’avais beaucoup aimé le troisième roman de l’auteure : La patience de l’immortelle.

Rencontrée au salon Sang d’encre à Vienne, je me suis fait dédicacer son second roman (oui, je les lis dans le désordre) car le sujet m’intéressait : les migrants maintenant et depuis toujours.

J’ai donc retrouvé Diou Boccanera, ses amies norvégiennes dont l’une est vétérinaire, ce qui va bien arranger Diou qui découvre une chienne estropiée au cour du récit.

Mais le roman s’ouvre sur la découverte au même endroit d’un homme mort, un migrant qui a été massacré.

Diou n’est pas chargée de cette affaire officielle et part à la recherche d’une jeune fille qui a disparu, à la demande de sa mère.

J’ai aimé retrouvé l’humour du personnage, même si certaines situations ne sont pas franchement drôles.

J’ai souri lorsque l’un de avatar de Diou sur FB s’appelle June Defred (sacré clin d’oeil).

J’ai détesté les ouariores qui se la jouent survivaliste au bout du monde, projetant le chaos dans leur pays au nom d’une supériorité qu’ils n’ont jamais prouvé.

Et puis, à la fin de chaque journée d’enquête, un chapitre en italique racontant le rôle d’un jeune passeur de frontière franco-italienne pendant la seconde guerre mondiale.

J’ai aimé qu’avant de se coucher, Diou lise quelques pages des enquêtes de Montalbano.

Une lecture qui m’a redonné foi en l’Humanité, celle qui ne parle pas fort, mais qui agit pour sauver des vies.

Une image que je retiendrai :

Celle du cadre de photo du voisin de Diou, bien lourd.

https://alexmotamots.fr/apres-les-chiens-michele-pedinielli/

6 janvier 2022

guerre, Russie

J’ai mis du temps à entrer dans ce roman complexe qui se déroule en grande partie à Berlin mais fait référence à la guerre de Tchétchénie, ce qui inclut la Russie.

Il y a le Chat, une jeune comédienne embauchée par Le Général pour jouer le rôle d’une tchétchène violée et tuée. Le messager est la Corneille, un journaliste qui enquête sur le fameux Général.

Le récit est plein d’aller-retour entre les différentes époques, car la Corneille était tombé amoureux de la fille du Général qui s’est suicidée.

Un roman très noir aux vies tragiques suite à cette guerre oubliée.

J’ai toutefois apprécié les leitmotivs de l’auteur : des éléphants qui apparaissent au détour des pages ; des cafés berlinois servis à la thermos ; Prométhée sous les feux de la guerre.

Pourtant, ce roman archi fouillé m’a parfois perdu par trop de détails et de questionnements inutiles. J’aurais aimé plus de sobriété et moins atermoiements.

Une lecture en demi-teinte, je m’attendais à un roman plus fort.

L’image que je retiendrai :

Celle du Général qui offre à la mère de son compagnon de guerre décédé un restaurant français. Il y va déjeuner avec le Chat et la Corneille et mangent du coq au vin et d’autres plats typiquement français en plein désert.

https://alexmotamots.fr/le-chat-le-general-et-la-corneille-nino-haratischwili/

6 janvier 2022

Syrie

Un long poème en prose, celui de Mahmoud, qui évoque son enfance dans la cité engloutie, sa vie d’enseignant puis de poète, sa vie de père, son emprisonnement par petites touches.

J’ai aimé découvrir la vie d’un homme pas si paisible : sa première femme et sa fille toutes deux décédés ; ses enfants qui s’engagent contre le gouvernement ; son amitié avec quelques hommes du village.

J’ai aimé découvrir un peu de l’histoire de la Syrie : la famille El-Assad qui ne s’appelait pas comme cela au départ ; les grands travaux du père ; la mort du fils ainé et l’arrivée imprévue de l’ophtalmologue (le second fils) revenu de Londres pour succéder à son père.

Un beau texte à déguster sur la vie, tout simplement.

Une citation :

mais le vrai mal, oui, c’est elle, c’est l’absence. (p.117)

L’image que je retiendrai :

Celle de la mort tragique de sa seconde femme, Sarah.

https://alexmotamots.fr/mahmoud-ou-la-montee-des-eaux-antoine-wauters/

Florence Rhodes

Caïman

16,00
6 janvier 2022

amitié, policier

Composé de sept chapitres correspondant chacun à un jour d’une semaine effrénée, j’ai suivi avec passion ces 4 amies et l’enquêteur.

Par petites touches nous découvrons le passé des 4 femmes et l’histoire de leur amitié fondée sur un acte fort.

Nous découvrons également pourquoi l’enquêteur ne dispose que de 5 jours pour résoudre le meurtre du cuisinier.

J’ai aimé que l’auteure m’envoie sur des fausses pistes plausibles.

J’ai aimé l’humour qui vient détendre un peu l’atmosphère de soupçon.

Un excellent moment de remue-méninge sur fond d’enquête policière.

Et l’éditeur m’a informé que la suite venait de paraître.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’enquêteur ravi quand il doit planquer ou intervenir dans une rue du Monopoly. Avec d’anciens collègues, ils comptent leurs points de Monopoly quand ils interviennent dans une de ces rues. Bien sûr, la plus prisée est Champs-Elysée.

https://alexmotamots.fr/la-confrerie-des-louves-florence-rhodes/

Fosse aux ours

15,00
6 janvier 2022

vie moderne

C’est l’histoire d’une femme qui sait qu’elle va mourir et qui demande à son fils de la porter sur la montagne, près de son mari.

C’est l’historie d’une femme qui se confie à son fils sur le chemin froid.

Une femme qui a prévu le thé chaud et sa tasse qu’elle a elle-même tournée et modelée.

Une femme qui a vécu avec ses fêlures mais aussi ses joies.

Une femme qui regrette mais qui livre aussi à son fils un avenir.

Un très beau et court roman, presque japonais, comme cette tradition Ubasute qui voulait que l’on abandonne en montagne une personne âgée et malade.

L’image que je retiendrai :

Celle de la tasse confectionnée par Marie au début du livre.

https://alexmotamots.fr/ubasute-isabel-guttierrez/